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Synthèse de 

passage au projet

Mes recherches, lectures, études de cas, observations et ateliers ont tenté de mieux comprendre le rapport des Strasbourgeois à leur ville ainsi que leur rapport avec les supports de médiation d’information, dans la ville.

Ces d’interrogations m’ont permis d’avancer et d’affiner mes intentions de projet.

À partir de mes expérimentations personnelles et de mes ateliers sur le terrain avec les usagers, j’ai pu définir le type de patrimoine immatériel avec lequel je souhaite travailler dans mon projet. À savoir un patrimoine immatériel qui touche au récit. Une ressource qui nécessite une implication des habitants dans le processus  de création

du projet. Le patrimoine immatériel se présente comme un patrimoine sous exploité, possédant un potentiel énorme. Il me paraît donc pertinent de révéler l’histoire de la Krutenau en combinant un aspect plus général de l’histoire du quartier, avec cet aspect subjectif du récit individuel, de l’expérience personnelle qui viennent enrichir ce que nous connaissons déjà ou non. Ils nous apportent une vision plus sensible sur ce quartier emblématique de la ville.

Mon terrain de projet prend place dans l’espace public,

un espace complexe. Lors de mon entretien avec les Ateliers RTT, j’ai pu confirmer cela. En e et, l’espace public montre de nombreux avantages comme celui d’être accessible à tous et donc d’offrir une visibilité à notre projet. Néanmoins cet avantage montre quelques aspects complexes comme celui de comprendre de multiples personas. Assurément, nous ne pouvons pas répondre aux attentes de chacun et devons faire des choix stratégiques en ce qui concerne le projet, pour tenter d’atteindre le plus de passants possible. Aussi, suite à mes observations de terrain et lectures tel que L’espace public de Thierry Paquot, j’ai pu conclure qu’il était difficile de s’implanter dans ce terrain. Effectivement, il existe une réelle saturation de l’information dans la ville. Aujourd’hui, nous sommes submergés d’informations en tout genre : publicités, affiches, foule, enseignes, bornes, signalétique... Tant de facteurs qui brouillent notre perception de l’espace. Ces conclusions m’ont amenée à réfléchir sur la pertinence et les perspectives que devront prendre mon projet. C’est-à-dire optimiser les dispositifs mis en place dans la rue, en parvenant à se détacher de tout cet environnement urbain, dans lequel il prend place.

Les différentes recherches réalisées dans le cadre

de mon mémoire de recherche, m’ont permis d’apporter des réponses aux différents questionnements que j’y ai esquissés :

Comment révéler le quartier de la Krutenau

à ses habitants ?
Comment l’implication des habitants permettrait de proposer un nouveau regard sur leur quartier ?

Le quartier de la Krutenau, mon terrain de projet, est

un quartier historique de Strasbourg. Un terrain aux nombreuses ressources qui présente un patrimoine riche. Pour révéler un quartier,  il existe des ressources inexploitées qui méritent d’être montrées au public. Chaque lieu dispose, en e et, d’une histoire propre, un patrimoine re étant les évolutions, changements liés à cet espace. Les témoignages et les archives de cartes recueillis et réalisés, dans le cadre de mon étude de terrain, témoignent de la richesse du quartier de la Krutenau. Une histoire du lieu pleine de ressources et potentiels. Néanmoins, cette histoire propre à tous mérite d’être enrichie et mise en avant. En effet, nous pouvons aller plus loin que la simple présentation  de ce patrimoine. Je me suis donc penchée sur une autre facette du patrimoine, celle de l’immatériel, défini par l’UNESCO comme un patrimoine vivant et complexe.

Ainsi, ce travail, en amont du projet, m’a permis d’affiner mes orientations. Il était donc judicieux que je définisse le type de patrimoine que je souhaite exploiter. Un patrimoine abordé d’un point de vue plus sensible, le patrimoine immatériel amène inévitablement une part de sensibilité au projet. Il amène à la participation, en impliquant l’habitant dans la révélation de son quartier. Aussi pour réussir à toucher le public, il était important d’étudier le type de terrain que nous abordons. Un terrain avec une forte visibilité, qui néanmoins nécessite une réflexion dans les moyens mis en place pour le rendre visible. Ce qui m’a amené à penser qu’il fallait aller plus loin que le graphisme, imaginer notamment des alternatives permettant de se détacher du paysage urbain. Des alternatives qui s’orientent autour de deux notions : le sensible et le sensoriel. Une distinction que j’ai pu atteindre à l’aide de mes ateliers et lectures. Autrement dit, un projet incluant l’utilisation de différents sens, venant compléter celui de la vue, ainsi qu’une implication

de l’habitant amenant quelque chose de singulier avec son aspect subjectif et émotionnel. De ce fait, en voulant sortir, rendre visible l’information, le designer s’apparente à un médiateur entres ces différentes mémoires (commune et individuelle). Le graphisme devient alors un passeur d’idées a n de rendre compte d’un quartier.

Suite à ce constat, j’imagine un projet transmettant le patrimoine immatériel des habitants de la Krutenau. Le projet garderait une dimension sensible en rendant acteurs les habitants dans la découverte de leur territoire, offrant la possibilité de générer une nouvelle relation avec le territoire local. Un atelier participatif qui récolte les histoires du quartier, pour ensuite donner lieu à une exposition dans la rue, voici une de mes intentions de projet. Une intention de projet proposant un voyage sensible autour des histoires qui animent le quartier de la Krutenau.

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